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Les formules de politesse


 Ah… les formules de politesse

 

  On pense qu’elles ne sont jamais lues, mais cependant, il est d’usage de les écrire pour terminer une lettre et l’on est souvent bien embarrassé si l’on veut respecter la hiérarchie, la tradition ou les convenances…

  Il est bon de rappeler que l’on utilisera, dans la formule de politesse, la même dénomination de notre correspondant que celle citée en début de lettre, et que cette dénomination sera placée entre deux virgules :

  ex : Veuillez agréer, Madame la Directrice, l’expression…

  Les formules de politesse sont différentes selon les relations que l’on entretient avec le destinataire de la lettre, mais une constante existe : éviter d’utiliser le mot « sentiments » lorsque l’on s’adresse à une personne de sexe opposé.

Voici quelques formules possibles, classées en fonction de la personne à laquelle vous écrivez :

  • à un supérieur, une personne d’un rang élevé :

Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur, l’expression de mon profond respect.
Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes sentiments respectueux.
Je vous prie de croire, Maître, en l’assurance de mon respectueux dévouement
.
Je vous prie de croire, Monsieur le Juge, en l’expression de ma haute considération.

  • entre égaux, sans relation de hiérarchie :

Veuillez recevoir, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
Recevez, Madame, l’assurance de mes meilleurs sentiments
.
Veuillez recevoir, Monsieur, mes respectueuses salutations.
Veuillez agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

  • entre proches, avec lesquels on entretient des relations de sympathie, la formule de fin de lettre peut être brève et plus familière :

Bien cordialement
Très cordialement

Amicalement
Avec mes amitiés

Avec mon meilleur souvenir

A noter qu’une formule peut être « cassante », donc à bannir, comme par exemple : Je vous salue, ou J’ai l’honneur de vous saluer.

_______________________________

Et à l’issue de ce billet, je vous prie de recevoir, chers lecteurs, toute ma sympathie !

 

6 Commentaires

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  1. roudot

    Article bien utile, à relire de temps en temps …Je vais l'envoyer à mes filles.

    Que dire de la formule  "bien à vous" ?

    Très cordialement

    Merci

    Jean-Christophe

    1. Marie

      La formule « Bien à vous » m’interroge… Elle sous-entend un lien de sympathie, voire d’intimité, avec son interlocuteur or elle est très employée dans le cadre professionnel.

      A approfondir, dans un prochain billet qui complètera celui que vous avez la bonne idée de faire suivre à vos filles ! Merci à vous.

  2. Marie-Pierre

    Bonjour, y a-t-il une « subtile différence » entre « amitiés » et « amicalement » ?
    Merci pour vos précisions !

    1. Marie

      « Amicalement » s’utilisera plutôt dans un contexte où le ton se veut simplement amical, sans dimension affective. « Amitiés » pouvant exprimer, contenir, un sentiment d’affection, il serait à mon sens, à utiliser dans le cadre d’une relation plus intime, ou du moins plus proche.
      À vous de choisir maintenant, en fonction du lien entretenu avec votre correspondant.

      En espérant avoir répondu à votre question, je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année !

  3. Luc Charles

    La formule « Bien à vous » est à éviter car il s’agit d’un anglicisme, traduction littérale de « Yours »

    1. Marie

      Merci pour votre commentaire qui vient appuyer ma réserve quant à l’utilisation de cette expression. On a vu fleurir la formule dans le bas des courriers électroniques il y a une bonne dizaine d’années maintenant, avec sa variante « Bien à toi », selon le rapport existant entre l’expéditeur et son correspondant. Mais l’emploi du vous ou du toi ne change rien, je trouve l’expression très ambiguë et absolument pas adaptée au cadre professionnel, or, c’est bien là qu’on la rencontre.

      On peut tout d’abord y voir perler une recherche d’intimité. Car indéniablement, « Bien à vous » crée un lien, une attache, entre « moi », l’expéditeur, et « vous », le correspondant. Un lien qui n’est d’ailleurs pas forcément souhaité par le destinataire.
      Ensuite, ce « Bien à vous » signifie-t-il « Je suis bien à vous » ? Et dans ce cas, ne contient-il pas alors un certain degré de soumission ? « Je vous appartiens ? » « Je vous obéis » ?
      Enfin, il reste l’éventualité d’une petite dose d’hypocrisie dans la mesure où l’expression peut simuler un dévouement de circonstance…

      Autant de raisons à mes yeux, en plus de celle que vous nous rappelez, Luc, pour ne pas employer la formule.

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